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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 19:44

Si à chaque jour suffit sa peine, c'est parce que chaque jour A SA PEINE ; chaque jour comprend une certaine « peine » dont on ne peut échapper et cette peine est suffisante pour le jour présent. C'est une évidence, allons plus avant. Qu'est-ce que la « peine » ? Ce mot, dans son premier sens, ne veut pas dire « souffrance », « chagrin », « douleur » etc., mais « réparation », « compensation » ou encore « châtiment ». Donc, en principe, la notion de « peine » n'implique pas sémantiquement la notion de « souffrance », puisque c'est quelque chose dont on doit s'occuper, sous contrainte, pour réparer tel acte ou corriger telle situation. La peine peut se définir comme un « travail » que nous avons à faire, sachant que ce dernier mot peut comprendre une part de contrainte et d'éventuelles souffrances selon la manière dont on l'effectue.

 

En somme, la « peine » en question n'est autre chose que la « travail » quotidien que nous sommes nécessairement amenés à faire pour obtenir tels effets, sur le plan spirituel, psychique ou physique, et ce qui en fait le caractère douloureux ou agréable, c'est uniquement la manière dont on la reçoit et la réalise. L'on dira que le « châtiment » a bel et bien quelque chose de « douloureux », on devra alors se rappeler que « châtier » ne veut pas dire « faire souffrir » mais « redresser », « corriger », « amender », donc purifier.

 

Cela étant, en restant uniquement sur le plan terrestre, l'on peut dire que la vie tout entière peut être considérée comme une « peine », c'est-à-dire comme un « travail » que nous devons réaliser. C'est une peine globale constituée d'un nombre indéfini de peines plus ou moins mineures et plus ou moins durables dont la réalisation progressive marque les diverses étapes de la vie. Parmi ces « peines », les unes sont déterminées par le « destin » , d'autres sont les effets de nos orientations, de nos pensées, de nos paroles et de nos actions. Dans tous les cas, ni la peine globale, la vie elle-même, ni les peines successives (les événements que nous vivons), qui sont les « travaux » quotidiens, ne sont essentiellement malheureux ou heureux, c'est toujours notre manière de les appréhender et de les vivre qui les rendent amères ou salutaires.

 

On retient de ce proverbe biblique en tout cas ces trois leçons : se concentrer sur le présent et faire ce qu'il faut, accueillir convenablement ce qui advient et se détacher totalement aussi bien du passé que de l'avenir.

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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 14:50

Cogito ergo deliro*

– Je pense...

                        – Donc tais-toi ! Fais silence, te dis-je,

Néant de vanité qui te prends pour prodige !

Tais-toi, tais-toi, tais-toi ! Le silence est ton droit

Tant que tu es borné, superbe et maladroit !

Tant que l'illusion enchaîne ta nature,

Le silence te sied pour toute nourriture.

Tu oses, toi, penser ? Mais pour qui te prends-tu,

Esclave inconscient d'un mirage têtu ?

Qui es-tu ? dis-le-moi ! Un agrégat d'atomes,

Des sens limités et des savoirs fantômes ?

Ah ! tu as la raison ! Est-ce la faculté

Qui nourrit ton ego, ta triste vacuité ?

Est-ce donc cet outil, limité et vulgaire,

Qui te rend orgueilleux dans ta vaste chimère ?

Est-ce cet instrument, propre aux sensations,

Cause de folie et d'hallucinations,

Qui gonfle ton ego et te convainc de croire

Que tu es quelque chose en ta cécité noire ?

Te crois-tu donc prophète, un de ces saints géants

Dont le rôle serait de détromper les gens ?

Penses-tu être un sage, éminent et sublime,

Qui pourrais arrêter la marche vers l'abîme ?

Tu n'es rien de cela ? D'accord... Alors tais-toi,

Observe le silence et vis selon la loi...

Ta raison, vanité, fille d'une chimère,

Est triste pour toi-même et pour tous délétère :

Réprime-la toi-même, apprends à la polir ;

Apprends à t'amender et surtout à TE fuir.

Ce faisant, tu pourrais, enfin libre et lucide,

Penser comme il convient et, d'un ton impavide,

Discourir sainement face aux hommes un jour,

Pour rappeler la Loi et transmettre l'Amour.

 

* Je pense, donc je délire.

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 19:34

La vie est une concaténation d'expériences, d'ordre physique, psychique et intellectuel. Ces expériences peuvent paraître "heureuses" ou "malheureuses", positives ou négatives, délétères ou pacifères. Elles sont dans tous les cas Nécessaires.

 

Ce qui peut perdre l'homme, ce ne sont jamais les expériences - celles-ci ont pour fonction précise de "trouver l'homme" et non de le "perdre" -, mais leur apparence d'abord et puis l'importance que l'on peut y accorder.

 

En d'autres termes, il y a dans la vie du blanc et du noir, l'erreur consiste à voir de trop près "le blanc" ou "le noir" au lieu de considérer l'ensemble avec détachement, sérénité et, peut-être, émerveillement.

 

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 13:24

Nous avons sans doute tous croisé ou connu des gens qui, à cause d'une certaine simplicité d'esprit, d'un certain manque quant aux aptitudes mentales et d'une certaine « absence » face au monde, se font volontiers traiter d'idiots. Ils sont là sans être réellement là, ils ne comprennent pas aisément, et ne s'entendent pas favorablement avec le monde, si bien qu'ils s'attirent souvent les jugements les plus négatifs de la part des « gens normaux ». Ils sont « fous », « crétins », « simples d'esprit », « idiots » pour le monde qui rend leur existence difficile au lieu de la faciliter. (Le Prophète sws nous demande d'être de « ceux qui facilitent les choses et non de ceux qui les rendent difficiles ».)

 

J'ai dit un mot de la « simplicité d'esprit » récemment, voici un autre concernant l'idiotie : « idiot », en grec, veut dire « à part », « particulier », « singulier ». Ces mots pourraient donner à réfléchir sur la nature et le rôle des « idiots ». Ils sont suffisamment éloquents pour parler eux-mêmes à ceux qui prendraient le soin de les écouter, passons donc sans les développer.

 

En arabe, et dans ma langue maternelle, l'un des mots par lesquels on désigne ces personnes est « madjzûb », qu'on traduit par « fou » en général sans y prêter plus attention. Mais « fou » veut à la fois tout et rien dire, donc creusons : la racine arabe, DJZB, indique l'idée d'attirance, de ravissement, d'absorption. Le madjzûb est « celui qui est attiré », « celui qui est ravi », « celui qui est absorbé ». La question conséquente qui se pose immédiatement est la suivante : Par qui ? La réponse est évidente ; je ne dirai plus que ceci : l' « absence » implique la « présence », la « vacuité » implique la « félicité », l' « abandon » implique le « don ». En d'autres termes : ces idiots, que l'on dit aussi « innocents »*, par l'absence dont ils sont marqués, à la fois par rapport au monde et par rapport à eux-mêmes, peuvent être – ils le sont assurément dans bien des cas – des transmetteurs d'influences célestes, d'énergies spirituelles, de barakat. Et nous les raillons, les maltraitons, les méprisons... Est-ce l'attitude que l'on devrait avoir envers eux ?

 

Je plains ceux ont cette sinistre attitude, il s'agit surtout de jeunes, mais il y a aussi des adultes qui font preuve de la même incompréhension et de la même prévarication. Soyons-y attentifs.

 

* Innocent : qui ne nuit pas, qui n'est pas nuisible ou nocif (nocere : nuire).

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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 16:40

Dans le monde où nous vivons, « avoir des certitudes » est devenu presque un mortel défaut aux yeux de beaucoup, et il arrive qu'on nous reproche explicitement nos « certitudes » lorsque nous nous risquons à les exprimer. Ce n'est pas étonnant, mais passons.

La foi, au sens théologique, est une certitude a priori, c'est « une confiance aveugle » au sens littéral de l'expression, mais une confiance proprement salvatrice. L'homme étant fait pour connaître et la connaissance impliquant la certitude, il se trouve que l'homme a naturellement besoin de certitudes, et il en a nécessairement, quand même il prétend le contraire.

Le problème survient dès lors que l'on s'aperçoit qu'il y a des certitudes négatives et des certitudes positives, qu'il y a, autrement dit, des certitudes corruptrices et des certitudes propices ou destructrices d'un côté et salvatrices de l'autre. En un mot, il y a des « confiances aveugles » qui conduisent à la cécité et des « confiances aveugles » qui conduisent à la Déité. Que faire ? Qui choisir ? À quel « saint » se vouer ? au sain ou au malsain ? C'est le choix capital qui s'offre à tout homme et chacun y répond, consciemment ou non.

Quoi qu'il en soit, dans l'ordre théologique, l'une des fonctions de la foi est très précisément d'imposer à l'homme la réponse salvatrice pour lui interdire la réponse destructrice. La foi agit comme une saine limitation de l'âme, comme une fermeture horizontale ou mentale de l'homme pour, d'abord, l'empêcher de se dissoudre dans le chaos du monde et ensuite, le cas échéant, l'ouvrir intérieurement et verticalement.

Il y a dans l'homme quelque chose de « coulant ». Or ce qui « coule » coule à la fois horizontalement et verticalement, mais la verticalité est ici descendante, jamais ascendante. La loi de la gravité ne s'applique pas exclusivement au domaine physique. Le rôle de la foi est précisément d'arrêter cet écoulement sinistre et d'épurer « ce qui coule » pour permettre, éventuellement hic et nunc, la sanctification de l'homme. Celui-ci, pour le dire autrement, tend ontologiquement à la « dispersion », la foi arrête cette tendance et borne l'homme dans la « concentration ». Celle-là comprend la descente, celle-ci comprend la montée.

C'est cette limitation de l'homme dans la « concentration » qui provoque son imperméabilité aux « confiances aveugles » qui mènent à la cécité. Le mental se trouve à la fois fermé, ordonné et uni ; sans fissure, point de souillure. Par ailleurs, puisque l'homme se trouve dans la concentration, il devient progressivement conscient du « centre ».

Une dernière remarque : on entend souvent l'expression « ouverture d'esprit » ; elle n'a, en réalité, aucun sens, parce que l'esprit ne peut être ni « fermé » ni « ouvert ». Si l'on parle, plus justement, d'« ouverture d'âme », on peut être certain qu'il n'y aurait rien de plus sinistre pour l'homme que cette ouverture, dont ne peut émaner que pourriture.

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 14:32

Si l'on y prête attentive oreille, on entend vaguement dans le mot « pauvre » les mots « peau » et « ouvrir ». 
Qu'est-ce que la pauvreté, sur le plan qui nous intéresse ? La pauvreté correspond, très précisément, à « l'ouverture de la peau » en effet. Et qu'est-ce que la peau en l'espèce ? L'enveloppe mentale qui voile l'esprit. 
La peau, c'est la partie la plus extérieure, la plus insignifiante d'une certaine façon ou la plus vulgaire. Par ailleurs, elle est en même temps le lieu de tous les dangers. Mais la peau, assimilable à la chair elle-même, correspond aussi à certaines frontières entre divers ordres de choses. L'on accède à la pauvreté par l'ouverture, la déchirure ou encore par la fracture de la peau, c'est-à-dire de l'enveloppe. Cette ouverture entraîne progressivement l'évanescence* des ténèbres et l’iridescence de la lumière. LES ténèbres et LA lumière, car les ténèbres sont par nature multiples alors que la lumière est par nature unique. « Les diables sont légion. » 
En d'autres termes, l'on accède à la pauvreté par le dépassement du Moi pour cheminer vers Soi, par le dépassement de la Matière pour cheminer vers l'Esprit, par le dépassement du monde pour cheminer vers Dieu. Le cheminement est appauvrissement car il s'agit bel est bien de perdre progressivement soi-même pour retrouver le Soi ou, autrement dit, de perdre la multiplicité pour retrouver l'unité, de perdre, en fin de compte, le déséquilibre existentiel pour retrouver l'équilibre essentiel. Les « pauvres » de diverses traditions sont dans ce cheminement. 
Comment mieux appréhender cette « peau », comment provoquer l'ouverture en question et comment se perdre soi-même ? Quelle est la recette de cette démarche ?
Elle est simple : 
Faire ce qu'il faut. 
Faire ce qu'il faut, avec confiance, avec constance et en silence.
Faire ce qu'il faut, en chassant le doute. Le doute rebute.

* Tous les mots qui comprennent ainsi les lettres SC sont issus de mots latins qui désignent des processus ; ce dont il est question est en principe un processus. 
Au passage : le mot « science » est aussi un processus ; son caractère mobile, par définition, lui interdit la certitude et, par conséquent, toute connaissance véritable. C'est ce qui en fait, au fond, la vanité essentielle.

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 11:26

- J'ai foi en Dieu. Je fais, dans la mesure du possible, ce qu'Il nous demande de faire et j'évite, autant que je le puis, ce qu'Il nous interdit. Par ailleurs, Il dit qu'Il n'impose à personne une charge qui dépasse ses forces. Malgré cela et malgré mes efforts, rien ne se passe en moi...je suis malheureux, je me demande pourquoi...et je me demande ce que je dois faire... 
- Mon ami, je ne sais si tu as foi en Dieu, ce dont je suis certain en revanche, c'est que tu as foi en toi-même surtout. 
- Pardon ? Je t'évoque mes problèmes et toi...tu me casses ? 
- Fracture peut être ouverture. 
- Je ne comprends pas. 
- Ce n'est pas important, passons. Ce que je voulais dire est ceci : 
la foi, ce n'est pas un mystère, ou je ne sais quelle notion étrange, curieuse et impénétrable qui ne pourrait être appréhendée que par certaines gens. En vérité, les choses sont bien plus simples qu'on ne le pense.
Il me vient à l'esprit ceci, que je t'indique à titre de parenthèse avant de revenir sur la question de la foi : "A côté de la difficulté est, certes, une facilité!" (Coran, 94, 5 et 6). L'existence est incroyablement simple, facile, aisée ou effroyablement complexe, difficile et douloureuse; tout dépend, en fin de compte, de notre perception. 
Revenons donc à ce que nous disions : la foi n'est donc pas un mystère quelconque ni je ne sais quel privilège qui serait donné à certains et non à d'autres. 
Qu'est-ce que la Foi ? Ce n'est rien d'autre que la Confiance. J'insiste : CONFIANCE et rien d'autre. Or le principe fondamental de la confiance, le sens essentiel même du mot, c'est de se livrer sans poser de question, de se laisser porter par celui à qui l'on se fie, c'est se laisser guider, sans questionner, sans douter et sans espérer. Voilà la foi !
En ce qui te concerne, tu dis avoir foi en Dieu mais tu TE poses des questions, tu fais ce que tu fais dans l'espoir de quelque récompense et tu fais, en fin de compte, de ton malheur la conséquence de ta foi. Est-ce bien cohérent, mon ami ?
- J'avoue que...
- N'avoue rien, ne dis rien, ne pense rien ! Tu t'estimes malheureux parce que tu es prisonnier de toi-même en vérité, cette servitude est certes douloureuse et ce qui prouve par ailleurs que tu es bel et bien prisonnier de toi-même ou, en d'autres termes, de ton mental, de ton âme, de ton ego, c'est que tu TE poses des questions. Tu te fies à Dieu et t'adresses à toi-même pour avoir des réponses. Tu te limites en réalité toi-même par ton mental, par tes espoirs, tes craintes, tes incompréhensions et tu accuses presque Dieu de ne pas tenir parole. Mon ami, c'est une attitude qu'il conviendrait de revoir. Je ne vais pas te donner des leçons, je te rappellerai simplement ceci pour conclure :

Dieu dit de FAIRE, Il ne dit pas de "se poser des questions", Il dit de FAIRE, Il ne dit pas "chercher des récompenses", Il dit de FAIRE, non de se torturer par des futilités.

Faire, soit. Mais faire quoi ? Dirais-tu, faire ce qu'il faut faire, tout SIMPLEMENT. Le reste découlera de cela; mais chaque chose a SON TEMPS et n'oublie pas ce proverbe : "Le temps est une lime qui travaille sans bruit." Fais, les effets descendent continuellement, sans bruit... Mais fais sans y penser, sans te questionner, et SANS DOUTER. Fais seulement, sereinement, silencieusement.

Pour terminer, je te livre ces quelques mots sur lesquels tu pourrais méditer si tu le souhaites : 
- Corps, Âme, Esprit
- Réception, Application, Délectation
- Ignorance, Connaissance, Expérience
- Foi, Loi, Soi
- Islâm, Imân, Ihsân.

Pax tibi ! 
Paix aux hommes de bonne volonté !

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 10:32

"Simple", du latin simplex, veut dire "sans pli", "uni", "non mélangé", "naturel". Tout est dit.

Simple s'oppose à complexe; simplicité est unité, complexité est fragmentation. Le "simple" est à la fois uni et un, le complexe est à la fois dispersé et multiple; or, puisque "l'eau va à la rivière", le "simple", donc l"'uni" va vers l'Unité et le "complexe", donc le "dispersé" va à la dispersion.

En d'autres termes : le "simple" est connecté à l'esprit, le complexe est connecté à la matière ou, autrement dit, le simple est lié au divin, le complexe est lié au monde. Esprit ou matière, divin ou mondain, intellect ou mental, ce sont des notions équivalentes qui distinguent fondamentalement le "simple" du "complexe", et expliquent la raison pour laquelle les simples d'esprit sont bienheureux.

Béatitude ou servitude ? C'est la question existentielle qui se pose à l'homme, et il y répond nécessairement, consciemment ou non.

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 10:30

Il y a malheureusement des gens qui, dès qu'ils sont en congé, semblent prendre ce dernier mot, en oublier l'accent aigu, en inverser les syllabes et les unir par le verbe être. Voilà qui est bien fâcheux !

En d'autres termes : le "congé" est une permission, qui nous libère d'une certaine situation, d'un certain devoir ou d'une certaine charge. Mais il ne libère en aucun cas l'homme des devoirs divers, d'ordre physique, psychique et intellectuel, qui lui incombent nécessairement en tant qu'il est homme. L'oubli de ces devoirs-ci entraîne immanquablement l'indignité.

Quels sont ces devoirs ?
Passons.

Un mot encore à propos des "vacances" : ce mot signifie très précisément "état de ce qui est vide", "vacuité" ou "viduité". Cela posé, l'on comprend immédiatement ceci : un homme ne peut être "en vacances"; pendant les périodes de "vacances", ce ne sont que les lieux où l'on exerce officiellement qui sont en "vacances", parce qu'il n'y a personne.

Du reste, comme je l'avais déjà rappelé ailleurs, la vacuité, au sens précis de "état de ce qui est vide", n'existe pas en réalité. Ce qui veut dire que toute VIDANGE IMPLIQUE NÉCESSAIREMENT UN EMPLISSAGE. Reste à déterminer ce dont on peut "se vider" et ce dont on peut "s'emplir", qu'on le veuille ou non, consciemment ou non, volontairement ou non... Mais c'est une autre question. Il serait utile que l'on y soit attentif.

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 11:14

L'on a tendance oublier souvent que le détail a son importance et, d'une certaine manière, qu'il n'y a que le détail qui compte.

J'entends par là qu'il y a des gens qui ont la triste habitude de négliger la droiture dans les petites choses, si j'ose dire, dans les petites actions, dans les petits devoirs, dans tout ce qui, en un mot, a une apparence de petitesse ou dont l'importance apparaît moindre au premier abord; ils partent du principe erroné qu'il n'y a que les "grandeurs" qui vaillent et semblent attendre quelque opportunité pour exercer la vertu ou la piété qu'ils se supposent.

Or, ce qu'il faut noter, c'est que ce sont précisément ces "petites" choses qui, de manière imperceptible et, d'une certaine façon, souterraine, préparent l'homme aux "grandes" choses. D'ailleurs, il est dit explicitement que les "grandes choses échoient à ceux qui accomplissent convenablement les petites choses." Ce qui veut dire que, a priori, les "grandes choses" n'adviennent pas à ceux qui négligent les "petites choses".

A noter aussi ceci : il est malsain d'être dans l'attente de "récompense" lorsque l'on s'acquitte scrupuleusement des "petites" choses et de se demander sans cesse : "Pourquoi ne vois-je pas les effets de mes droites actions ?". Les effets se produisent, et ils se manifesteront le moment venu. Chaque chose a son temps, et tout vient à point à qui sait attendre.

Fac bene parva et tace. 
Fais bien les "petites choses" et tais-toi.

La grandeur dans la "petitesse", cela peut être le Scrupule; la "petitesse" dans la grandeur, cela peut être la Sainteté.

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